Un siècle sans se démoder
Le vélo connait ses véritables premières heures à partir de 1861, lorsque Pierre Michaux, artisan serrurier parisien mettra au point le vélocipède à pédales, surnommé, également, alors « Michaudine ».
C’est à ce moment qu’on rencontre la première forme moderne du vélo. Le prototype précédent, « La machine à courir », inventé quelque 50 ans auparavant, se présentait de manière similaire mais sans pédales, ce qui le rendait foncièrement différent d’utilisation de son illustre descendant.
La première compagnie de cycles, la firme Michaux, est alors créée. Le produit fait, dès sa sortie, fureur et l’engouement est tel qu’en quelques années seulement, l’entreprise dépasse les 300 employés.
Néanmoins, par la suite, la concurrence et la guerre de 1870 auront raison d’elle. Mais, l’engouement est toujours plus puissant et s’accroit au fil des ans. Les Etats-Unis, l’Angleterre puis l’ensemble des pays du monde suivront dans cette frénésie.
Très vite, les premières courses se mettent en place ainsi que leur médiatisation. Le Tour de France naîtra en 1903 pour, ensuite, devenir, comme tout le monde le sait, un événement de légende et d’histoire ; le Giro le suivra ainsi que de nombreuses courses épiques à travers tous les pays d’Europe comme du Monde.

Rapidement, le vélo ne figure plus seulement comme objet de plaisir, il est devenu également le compagnon des travailleurs et s’est répandu massivement à toute la société.
Il fait même l’objet de films mythiques comme, par exemple, « Le Voleur de bicyclette » de Vittorio De Sica en 1948 et on le retrouve aisément dans nombre de films jusqu’à nos jours. Le vélo se fait aussi sportif avec la médiatisation croissante des courses : on redécouvre la nature durant les premiers congés payés en France (« à bicyclette » chantait Yves Montand) ou on s’investit dans des clubs ayant pour but la compétition.
L’âge lui aurait donné quelques rides ? Non ! Il sait évoluer et suivre les nouvelles tendances : le VTT apparaît, puis le BMX jusqu’au VAE (Vélo à Assistance Electrique) ou au fixie qui séduit les quartiers branchés de Paris aujourd’hui.
Un centenaire d’histoire, voire même un centenaire et demi, où le vélo aura été au cœur de nos vies et aura marqué de son empreinte notre époque. L’apprentissage du vélo est devenu un des passages importants de la vie d’un homme au même titre que son entrée à l’école primaire voire de son mariage.
Un proverbe populaire en a fait le symbole de simplicité :
« C’est comme le vélo, ça ne s’ oublie pas ! »
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